Michel Mède

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samedi 19 mai 2012

SAINT-TROPEZ : A PROPOS DES LOGEMENTS

L’affaire des nouveaux logements fait beaucoup parler au café du commerce. Le leader de l’opposition au sein du Conseil Municipal, Michel Mède, suit le dossier de très près et avec beaucoup de perspicacité. Il nous fait part de ses dernières réflexions.


Au moment de la présentation de ses vœux à la population, le Maire a mis en avant ses projets de constructions des nouveaux logements, notamment en ce qui concerne ceux de la dalle des Lices. Que pensez-vous aujourd’hui de leur évolution ?
Michel Mède : Souvenez-vous, il y a un an, en Janvier 2011, Mr le Maire annonçait dans le Saint-Tropez Info n°11, la livraison de « 55 logements en Décembre 2012 sur la dalle des Lices et les 195 autres logements sur le secteur de l’hôpital et sur la zone du Couvent ….fin 2013 » !
On voit bien que les délais ne pourront pas être tenus et qu’il s’agit uniquement d’un effet d’annonce. 

Comment pouvez-vous en être si sûr ?
Très simple, nous sommes début 2012, le parking souterrain prévu au Couvent doit descendre à moins 6 étages et les bâtiments de surface sont à R+3, voir R+4. Il reste donc 22 mois pour tout terminer. C’est donc irréalisable. D’autant plus que doit débuter en 2012 la construction du Pôle Enfance et la construction du nouveau CCAS. Ces 5 chantiers simultanés sont tous en centre-ville. Nous allons avoir une grosse dégradation de l’activité économique et touristique puisque certains travaux ne s’arrêteront  pas  pendant l’été.

Vous êtes donc contre la construction des logements ?
Pas du tout ! Je suis contre un calendrier complètement farfelu et surtout contre le montage financier de ces nouveaux logements

Pouvez-vous être plus précis ?
Nous étions propriétaire du foncier, nous n’aurions jamais dû vendre nos terrains à un promoteur privé. Nous aurions dû construire nous- mêmes et garder ainsi tout le contrôle de l’opération.


La Municipalité récupère tout de même des logements et une partie du foncier dans 60 ans.
MM : Dans 60 ans, c’est beaucoup trop long pour ce genre de promotion. La Mairie ne touchera que 772 300€ en un seul loyer capitalisé sur cette énorme durée, c’est un désastre financier qui va engager dix municipalités. Mr le Maire aurait dû organiser une réunion publique pour informer les Tropéziens sur le montage complexe de l’opération, leur faire découvrir l’esthétique de ces bâtiments et, pourquoi pas, les consulter par un référendum local pour qu’ils valident ou non ce projet.


Qu’auriez-vous fait?
J’aurais, tout simplement, passé une convention avec un établissement public d’aménagement, comme le permet l’article L321-1 du code de l’urbanisme. Cette solution m’aurait permis d’effectuer une conduite directe du projet immobilier dans son ensemble, puisque l’EPA est compétent pour réaliser les travaux pour le compte de la Commune. A nous, après les travaux, de gérer les ventes et les locations des nouveaux appartements, bureaux et parkings. Ainsi nous ne perdions aucun patrimoine, au contraire nous en aurions créé rapidement, fini l’attente de 60 ans. Le financement récupéré des ventes et des locations nous aurait permis de solder rapidement les emprunts nécessaires et même dans un deuxième temps de solder définitivement notre dette communale. Il me parait évident que nous sommes passé à côté d’une excellente affaire financière pour la Commune. 
 
D’autres remarques sur le projet ?
Oui ! Hélas, je regrette l’esthétique globale, notamment sur la zone du Couvent- Dalle des Lices. Si vous avez lu le dernier bulletin municipal n°15 de février 2012, on y voit une photo des immeubles, page 7. On dirait une véritable prison avec ses murs d’enceinte entourant les bâtiments centraux. Les immeubles d’angles ressemblent à des miradors avec au rez-de-chaussée des passages coupe-gorges. Les ruelles sont très étroites, très sombres. Certains habitants ne verront pas beaucoup le soleil. Nous aurions mérité un ensemble beaucoup plus lumineux, plus humain car de nos jours, un éco quartier doit s’appuyer sur étude sociologique, l’avenir et la qualité de vie de nos familles en dépendent.  

La construction des nouveaux logements semble au point mort. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?
C’est très simple. La SAGEM, une Société d’économie mixte de la Garde a formé plusieurs recours devant le Tribunal Administratif de Toulon. La signature des actes certifiant le transfert du foncier, au promoteur, est repoussé sine die. La Mairie essaie de se dégager de cette difficulté mais, à mon avis, elle s’enfonce de plus en plus et de nouveaux recours sont à craindre. Ce qui rendrait le début des travaux peu probable, dans l’immédiat.

Pourquoi plusieurs recours?

  1. Le premier recours introduit par la SAGEM porte directement sur l’appel d’offre lui-même.
  1. Le deuxième recours porte sur le report du versement de 6 millions d’€ que devait faire Kaufman et Broad le 31 Décembre 2011 et renvoyé au 31 Mars 2012.
  1. Un troisième recours a été formé contre les délibérations relatives aux garanties d’emprunt accordées par la Commune au bailleur social HLM- Arcade. Délibérations que j’avais essayé, en vain, de sortir de l’ordre du jour au Conseil Municipal, le 13 décembre 2011. Mr le Maire avait fait la sourde oreille, dommage, cela nous aurait évité une difficulté supplémentaire.
 
La Mairie a telle commis une erreur lors de l’appel d’offre ?
Ce sera bien sûr au Tribunal de le dire. Mais j’espère sincèrement que non. Car dans le  cas contraire la Commune se retrouverait en difficulté, avec des dommages et intérêts à verser au promoteur  et des indemnités à la Sagem. Ce serait le pire des scénarios, car évidemment, nous ne pourrions pas payer. Dans ce cas-là, le promoteur demanderait certainement à renégocier le contrat initial et augmenter ainsi le nombre de logements à la vente, en sa faveur, bien sûr (article 4 du traité initial).

Qu’est-ce qui vous fait penser à ces scénarii catastrophes ?
D’abord cet empilement de recours. Cette situation devrait rendre la Mairie très prudente en demandant au promoteur de tout arrêter. Au lieu de cela, la Mairie continue à modifier ses délibérations initiales. Nous en sommes déjà au troisième avenant dans lequel le versement des 6 millions d’€ n’est plus soumis à une date limite. On donne ainsi au promoteur une condition suspensive qui lui est très favorable et qui n’existait pas dans le contrat initial. Le constructeur devient donc le maître de la manœuvre et la Mairie se fait marcher dessus.

D’autres remarques sur ce dossier ?
Oui, bien sûr ! Hormis le fait que la Mairie a bradé le foncier, notre Patrimoine, au promoteur, c’est le contribuable Tropézien qui a payé la démolition des vieux bâtiments sur les 3 sites. Nous avons déboursé 650 000€ hors taxe, et il faudra certainement remettre la main à la poche pour démolir le bâtiment principal, puisqu’ il ne figure pas sur le projet présenté par la Municipalité actuelle. Dans ce dossier nous ne faisons que payer et nous n’avons toujours pas fait rentrer le moindre sou. On ne peut pas dire que Mr le Maire soit un très bon négociateur. Il est évident que les intérêts de la Ville ne sont pas assez bien protégés !

vendredi 24 février 2012

9000 €

9000 €
C’est le montant de la dette par Tropézien, nouveau record. Et personne ne s’inquiète toujours pas dans la Majorité... Anesthésie totale. nouveaux logements : Il me tarde de savoir comment va être géré cette énorme difficulté : Comment vendre à quelques privilégiés des appartements de grand standing entourés de logements sociaux pour pauvres et très pauvres ?... affaire à suivre... Délire Total : Lors du Conseil du 25/11/2010, dans la dé- libération N°5, il est écrit « Le Concession- naire supportera le risque économique de l’opération d’aménagement ». Malgré cela, la Municipalité vient de se porter garante des emprunts faits pour la construction des logements sociaux HLM. Les Tropéziens se sont donc engagés à se substituer à la Société Française des Habitations Economiques en cas d’échéances impayées et ceci pour un mon- tant de plusieurs Millions d'euros (sur 50 ans). Décidément, nous avons à la tête de cette Municipalité de redoutables hommes d’affaires. D’autant plus, que garantir des emprunts sur une opération qui subit un recours c’est complètement suicidaire. En effet, si la concession est cassée par le tri- bunal, le promoteur pourrait demander des dommages et intérêts à la Commune. Ainsi, après avoir bradé nos terrains une poignée de cerises, nous voilà embarqués dans une opération de plus en plus complexe où nos redoutables hommes d’affaires municipaux semblent perdre tout contrôle. Y-a-t’il un pi- lote dans l’avion ?

A très bientôt...
Dr michel mède

lundi 20 février 2012

"Du pur mauvais goût, contraste de civilisation"

Sans commentaire

ClocherCheminees-01

ClocherCheminees-02

Michel Mède

dimanche 30 octobre 2011

LOGEMENTS : Très mauvaise transaction

Pour seulement 16,4 Md’€ la Ville perd le contrôle de l’opération et se fait rouler dans la farine.

Explications : Nous possédons presque 2 ha en centre-ville. Sur ces terrains on peut construire 274 logements dont 85 à la vente au prix du marché (10000€/m2). 
Ces 85 ap. représentent 34% des 22000m2 habitables (SHON). Soit une superficie à la vente de 7480m2, on peut donc espérer un chiffre d’affaire minimum de 74M€.
Bénéfice pour l’Aménageur 50M€ !

Bilan : Encore une vente de patrimoine (15,7M€) et on se prive d’un énorme bénéfice de 50M€ pour solder définitivement notre dette. Pour la partie dite « locative » soit 179 ap. (10 en dation), ce qui représente 14520m2 à environ 8€/m2, soit 112000€/ mois / 720mois, soit un chiffre d’aff. 80M€ pour le Gestionnaire qui va encaisser ces loyers pendant 60 ans(BEA).

Mais tout s’éclaircit lorsqu’on sait que ces logements « locatifs » sont en PLI, PLS, PLAI(HLM), PLUS, avec un loyer capitalisé de 772300€. Durée des travaux : 5ans sans interruption l’été ! Possibilité de modifier le % des log. Vente/Location si retard dans le planning des acquisitions foncières. L’aménageur pourra exproprier 1700m2 d’activité et 646 parking Dont la gestion/vente vont aussi nous échapper… etc. Vous comprenez certainement mieux maintenant pourquoi le 2 Aout, j’ai été le seul Conseil Muni. à voter contre ce projet. Pour seulement 16,4M€ nous allons perdre notre Identité et subir une urbanisation défigurant à jamais notre Cité.



A très bientôt

Dr Michel Mede.

lundi 13 juin 2011

POLLUTION VISUELLE

Depuis quelques temps nous voyons fleurir de magnifiques panneaux lumineux qui nous renseignent sur les nombreuses activités tropéziennes, quand ils sont états de marche, bien sûr, car certains donnent déjà des signes de fatigue et font la grève de l’info.

Si nous regardons avec attention ces nouveaux chefs d’oeuvres du mobilier très très urbain, on s’aperçoit qu’il y a marqué dessus « Ville de Saint-Tropez »
Effectivement, en les voyant on oublierait presque que nous sommes dans ce petit merveilleux village corsaire. C’est certainement pour ne pas dépayser nos touristes citadins.
Et pour ne pas les louper, on en a même installé un en plein milieu du trottoir, certainement pour éclairer notre chemin. On remarquera la superbe saignée noire faite dans l’asphalte rouge bordeaux : Du pur mauvais goût !
On ne pouvait pas faire plus gênant pour les piétons. Et comme si ces trois vilains totems double faces ne suffisaient pas à nous agresser les rétines, Mr le Maire nous a installé d’horribles poubelles grises un peu partout dans les rues de notre si beau village. Pour qu’il y en ait autant c’est que nous avons dû bénéficier d’une sacrée bonne promotion. A moins que ce soit le don d’une autre municipalité qui voulait s’en débarrasser.

Bien sûr, toutes ces installations se sont faites à notre insu, dans la plus grande discrétion.
34 ans c’est le temps qu’il nous faudrait, à ce jour, pour solder notre dette avec un… autofinancement rachitique, (moy 5 ans)


A très bientôt

Dr Michel Mede.

mardi 7 juin 2011

MICHEL MEDE  NE RETOMBE PAS EN ENFANCE

Le leader de l’opposition au Conseil municipal, Michel Mède, poursuit son petit bonhomme de chemin en disant ce qu’il a à dire sur la gestion de la majorité municipale. Il est totalement dans son rôle. Certes, cela ne convient pas au maire, à ses affidés et thuriféraires, mais cela c’est normal dans notre monde où celui qui a le pouvoir (donné par le peuple mais ça c’est oublié depuis le jour de l’élection) ne supporte pas la contradiction. En oubliant d’ailleurs qu’avant d’être majoritaire c’est lui qui entretenait ladite contradiction. Bref, c’est sans importance.


Pole Enfance


Michel Mède nous parle aujourd’hui de ce projet municipal dénommé « le Pôle Enfance ».


Le Miroir : On parle beaucoup de ce pôle enfance au sujet duquel vous avez été le seul conseiller municipal a voter contre. Pourquoi donc ?

Michel Mède : Plusieurs raisons m’ont motivé, mais je m’en tiendrais pour le moment aux plus importantes. D’abord il y a l’emplacement choisi pour construire un bâtiment de 3000m2 et d’une hauteur de 10m. Cela va considérablement défigurer le site naturel d’implantation, en plein centre ville. Ensuite, il y a les voies d’accès qui sont déjà régulièrement saturées. Je pense notamment à l’avenue Pelletier où les véhicules ont le plus grand mal à se croiser, au chemin de la Belle Isnarde et au chemin des Vendanges, avec leurs carrefours dangereux et leurs chaussées étroites.


LM :
La majorité municipale a bien dû réfléchir à un plan de circulation ?

MM : Je l’espère…Mais on nous dit que le Pôle Enfance peut accueillir plus de 200 enfants, ce qui représente 100 à 150 mamans avec, disons, une centaine de voitures et seulement 8 places de parking en dépose rapide (NDLR : Un calcul rapide permet de voir que si 8 est contenu une douzaine de fois dans 100, il faut compter, à raison de deux minutes pour 8 déposes, près d’une demi-heure chaque matin à 8h pour que tout le monde soit là). Rajoutons quelques autobus et nous pouvons imaginer l’encombrement qui va se créer dans ce minuscule espace. Il y aura, en plus, la rotation des camions frigorifiques livrant les denrées alimentaires pour la cantine (600 repas prévus dont ceux qui seront livrés aux écoles voisines). On voit donc bien à quel point cet emplacement est mal choisi. Il y aura donc une augmentation significative de la circulation automobile, de la pollution, et des risques d’accidents. A moins d’élargir les voies, notamment l’avenue Pelletier, il faudrait alors détruire des maisons individuelles. Cela aurait pour effet d’augmenter le coût des travaux. Il vaudrait mieux mettre l’avenue en sens unique avec, bien sûr, l’accord des riverains…

Je reproche également à ce projet l’esthétique que je juge inadaptée à Saint-Tropez. C’est un copier-coller d’un bâtiment de banlieue d’une grande ville. Un véritable bétonnage placé dans un quartier résidentiel.


LM : Et à propos du financement ?

MM : Cela mérite également qu’on s’y penche. On nous a annoncé une enveloppe pour les travaux de 4,64 Millions d’euros, hors taxes, le 1er septembre 2010 et aujourd’hui, (conseil municipal du 6 juin 2011), le maire nous annonce 6,4 M€, toujours HT et 700 000€ d’équipement…rien que ça ! Il nous faudra donc recourir à l’emprunt car la vente du « jardin d’enfant » a disparu de la section de fonctionnement au compte administratif. Comme cette vente du patrimoine ne servira même pas au financement, comme le maire l’avait pourtant promis dans son bulletin municipal d’octobre 2009. Et ce ne sont pas les subventions attendues qui vont sauver ce financement (exemple : 150 000€ à récupérer du Conseil Général pour la construction de la station d’épuration et toujours pas versée à la Commune). Nos finances sont déjà à l’agonie avec un autofinancement rachitique, ce n’est pas ce nouvel investissement qui va nous redresser, d’autant qu’il faudra prévoir 3 M€ supplémentaires pour la construction du nouveau bâtiment des services techniques. Ne parlons même pas du coût de fonctionnement et du coût d’entretien de cette énorme « usine à gaz » que sera le Pôle Enfance. Une somme colossale pour un village de 5463 habitants. Qui va payer ?

LM : D’autant que ce ne sont pas les seuls travaux prévus ou en cours ?

MM : Ce Pôle doit commencer en septembre prochain, et, c’est vrai, il s’inscrit au milieu d’autres travaux encore plus énormes. Je veux parler des fameux 250 logements et des 2 parkings souterrains. L’ensemble doit être terminé pour la fin 2013, comme l’annonce joyeusement le bulletin municipal de janvier 2011. On réalise ainsi à quel point la majorité municipale actuelle part complètement dans la démesure et ne contrôle plus le calendrier de ses projets.


LM :
Petite parenthèse : qu’est ce qu’on va faire sur la dalle des Lices entièrement démolie ?

MM : Le maire nous a demandé de voter pour la construction de 54 logements locatifs. Le projet montré paraissant comme une horreur architecturale, je n’ai évidemment pas soutenu ce dossier. On verra ce qui sortira de terre, ou plutôt, devrais-je dire, ce qui sortira du béton.

Propos recueillis par

Pierre Nembrini

lundi 11 avril 2011

Dialogue le 15 avril 2011 à 18 h

Venez poser vos questions à Michel Mède le 15 avril à  18 h 00 Salle Louis Blanc

Réunion du 15 avril 2011

jeudi 10 février 2011

N’en jetez plus la coupe est pleine !

Pour nous souhaiter une bonne année, la Mairie nous prévoit en 2011 une dette de 8575€/Hab, alors que la moyenne nationale n’est que de 908€/Hab. ! (Soit 9 fois plus)...génial !
Un vrai tour de force en presque 3 ans de mandat, et dire qu’il reste encore 3 ans... Peu de Municipalités en France font aussi bien. Mais où va s’arrêter ce trou abyssal qui ne semble faire peur à personne dans l’équipe majoritaire puisque tout le monde lève le doigt quand Mr le Maire demande « Qui est pour ? ». Personne dans la Majorité pour mettre le pied sur le frein. Pourtant une dette de 48,7 millions au 1/1/11 (p53 BP2011) ça doit faire réfléchir. Personne dans la Majorité pour poser la question « Mr le Maire, où va-t-on ? ».

Personne dans la Majorité pour dire « Cessez d’emprunter pour payer les emprunts, arrêtez cette cavalerie budgétaire, fini les emprunts de substitution ». Peut-être une lueur d’espoir, 2 personnes de la Majorité m’ont accordé leur confiance en votant pour mon groupe lors d’un scrutin à bulletin secret (CM. nov.10). Le mur majoritaire se fissurerait-il ? Et enfin pour conclure, les cerises sur le gâteau : L’excédent brut de gestion (2,1M) ne couvre même pas l’annuité de la dette (3,6M sans les ICNE), l’épargne nette corrigée est négative (-1,33M) en 2009, un nouvel emprunt de 5M (sur 29 ans) en 2010,...40M d’investissements avec un autofinancement rachitique, bref n’en jetez plus, on coule...


A très bientôt

Dr Michel Mede.

lundi 25 octobre 2010

Sauvons la Plaine des Salins

La Mairie actuelle envisage la création d’une « ZONE d’ACTIVITE » en plein milieu de ce site remarquable !

Le PLU permettra, s’il est approuvé, tel qu’il nous a été présenté le 20 juillet, la construction d’ENTREPOTS et d’HABITATIONS de 3,5m à 4,5m de hauteur sur des Lots de 2500m2. Cette Zone, dite UF3, se situera entre la route des Salins et le chemin de la Moutte au niveau du Stade.
Pour mieux la situer, allez sur le site officiel de la Mairie de Saint-Tropez, puis cliquez ici et cherchez la Zone UF3 en mauve ou tout simplement, allez à la Mairie voir les panneaux du PLU.




Après l’adoption du projet du PLU par le Conseil Municipal, Vous aurez 2 mois, lors de l’ENQUETE PUBLIQUE, pour faire vos remarques sur les registres du Commissaire Enquêteur. Ce lotissement d’ENTREPOTS est une URBANISATION inutile qui défigurera à jamais ce quartier résidentiel et touristique. En attendant les 300 logements promis pendant la Campagne Electorale, nous aurons déjà des ENTREPOTS. ENTREPOTS qui n’étaient certainement pas dans le programme électoral de « SAINT TROPEZ AUTREMENT », sinon le résultat des Elections Municipales de Mars 2008 eut été très très différent !


A très bientôt

Michel Mède

mardi 6 juillet 2010

Un vote précipité

Un vote précipité Le vote du Compte Administratif 2009 n’a pas permis d’établir un véritable dialogue avec la majorité. Certains points n’ont pu être débattus, à quoi bon me diriez vous ? Puisque le vote fût un véritable passage en force, digne d’un 49-3

  1. C’est cette éternelle dette, qui augmente de+ 2M.(CA 08/CA09) Mr le Maire a beau nous répéter que ce n’est pas de son fait, les chiffres sont là, gravé dans le marbre, et c’est bien le contribuable tropézien qui paye
  2. C’est l’envolée des dépenses réelles de fonctionnement. On ne peut plus parler ici de maitrise budgétaire, mais plutôt de dérapage
  3. C’est le peu de recettes réelles de fonctionnement, et ceci malgré l’augmentation régulière des impôts locaux. Ce n’est qu’avec la vente du patrimoine tropézien, mis en recettes exceptionnelles (chap77), que l’on reste supérieur aux dépenses réelles. Voilà un joli tour de magie, qui préfigure une future panique générale… car on ne pourra pas chaque année vendre près de 6M de patrimoine pour équilibrer les comptes On est donc bien loin des prévisions de Mr le Maire qui nous affirmait le 4 novembre 2009 que les recettes réelles de fonctionnement augmentaient, au minimum, de 4 à 5% /an
  4. C’est l’accumulation des restes à réaliser en investissement qui démontrent un décalage certain entre prévisions/ réalisations. Alors à quoi bon prévoir autant si l’on ne peut réaliser ? Comment notre santé financière se portera t elle en 2010?

Réponse au compte administratif en mai 2011

A très bientôt

Michel Mède


lundi 5 avril 2010

Plus que quatre ans

Profitons-en ! ...plus que quatre ans. Voulez vous acheter une parcelle du domaine public de la Commune de Saint-Tropez ?? En voici la recette :

1- Repérer une parcelle, pas trop grande pour éviter l’enquête publique.

2- Ensuite, vous l’annexez.

3- Bien évidemment, vous créez votre SCI. (Ni vu, ni connu...pas vu, pas pris...)

4- Vous attendez… un certain temps….

5- Et un beau jour la municipalité actuelle vient vous voir et souhaite vous la vendre… normal, vous l’avez déjà annexée ! Son prix ? ... 2500 le m2, pas de quoi se priver. Alors chers Amis Tropéziens, profitons de l’aubaine, annexez vite la parcelle de vos rêves et préparez vos chéquiers, c’est la grande braderie… du moins pour quatre ans encore.
(Non, Vous ne rêvez pas, c’était la délibération n°21 du dernier Conseil Municipal, le 17 février 2010 , …seulement 4 voix contre !)

A très bientôt...

Michel Mede

vendredi 5 février 2010

Après moi le déluge

Ce pourrait être le titre de la politique budgétaire de la Municipalité actuelle. Bien que la Mairie essaie de freiner les dépenses de fonctionnement, l’encours de la dette communale tropézienne ne cesse de crever des plafonds jamais atteints.

Chaque Tropézien se trainera au pied, en 2010, un boulet de 8000€, difficile de courir et surtout d’investir. Malgré cette énorme charge, la Mairie veut continuer ses dépenses d’investissement de 48 Md’€ sur la mandature. La question est : Où va-t-on ? Mr le Maire veut essayer de maitriser la Dette (43,7M au CA 2008), mais n’a pas pour objectif de la réduire, afin de ne pas compromettre ses investissements. Donc, vous l’avez bien compris, qui va hériter de la « patate chaude »?, le futur Maire, bien sûr!


Voici quelques chiffres pour étayer mes propos :

  • fin 2004 la dette était de 24 Md’€, soit plus de 4000€/Hab.

  • En 2005 elle bondit à 29M et passe allègrement au dessus des 5000€/Hab.

  • En 2008 on la retrouve à plus de 43M.


Et cerise sur le gâteau, la Municipalité nous prévoit plus de 45Md’€ en 2010, ceci uniquement sur le budget principal de la Commune. Ce n’est pas le nouvel emprunt de 10Md’€ qui va améliorer la situation. Nous serons, donc, à plus de 8056€/Hab. Ce chiffre aurait pu être pire s’il n’y avait eu une légère et miraculeuse augmentation de la population (+148Hab).

La dette moyenne nationale, pour des Villes comparables à Saint-Tropez, n’est que de 1000€/Hab. Nous, nous culminons à 8 fois plus, c’est à peine croyable ! Donc, encore une fois, où va-t-on? Que fait la Mairie ? Elle emprunte pour payer le capital de la dette, elle augmente les impôts et vend le patrimoine, ce qui semble devenir les trois nouvelles solutions de notre Elite financière.


Ces solutions ont évidemment leurs limites. Qu’en sera-t-il dans plusieurs années ? La dette aura augmenté de manière insupportable, les impôts seront au plus haut et le patrimoine aura fondu comme neige au soleil. Que restera-t-il pour redresser la barre rapidement ? Il faudra plusieurs mandats pour revenir dans les critères de la moyenne nationale. Le tour de force aurait été de réduire l’encours de la dette tout en continuant d’investir par la création de nouvelles recettes et faire ainsi rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Commune, mais pour cela il faudrait que l’imagination soit au pouvoir…


Michel Mède

vendredi 9 octobre 2009

Devoir de mémoire

1/ S’il est vrai qu’il est important de se souvenir du débarquement en Provence et de commémorer le 15 août pour honorer les femmes et les hommes qui ont donné leur vie pour notre liberté, il est aussi vrai que nous devons maintenant faire évoluer la soirée à la citadelle qui peine à trouver un nouveau souffle. Une nouvelle municipalité, un nouveau concept ! Au groupe majoritaire d’innover !

2/ Dans un tout autre registre, la piste cyclable à l’entrée de la ville, au Pilon, vaut le détour. Allez vite voir le double virage à l’angle droit entre les poubelles ! Le bitume fait place à la terre et au sable humide. Le cycliste doit garder son sang froid, sinon, il finit dans les plantes vertes … ou pire dans un conteneur sentant bon le poisson rôti au soleil. Il y a tout de même un panneau lui intimant de tourner à droite ! A propos d’espaces verts, toujours aussi peu de fleurs et de belles plantes en ville. Nous ne risquons pas de gagner le concours du village le mieux fleuri de France.

3/ Proposons donc le marché des espaces verts à notre Sem-Service qui s’en sort plutôt bien dans l’entretien du jardin floral à la sortie du parking des Lices. Si personne n’oublie de soumissionner à l’appel d’offre, la gestion de ces espaces verts compenserait largement la perte du port. Ainsi nos gestionnaires, empêtrés dans les comptes nauséabonds du passé, pourraient se refaire une santé financière aux parfums des fleurs de saisons … un rêve ! Sachons cultiver notre jardin.

4/ On le sait bien, mais insistons tout de même, certaines rues et certains quartiers, mériteraient un bon coup de jet d’eau, un bon coup de propreté, ne comptons pas toujours sur la pluie pour nettoyer nos rues.

5/ Profitons de l’élaboration du PLU et des travaux en cours sur le terrain de la Prud’homie de Pêche, à la Ponche, pour initier une étude de création d’un parking souterrain réservé aux riverains, hôtels et restaurants du vieux quartier. Avec ,bien sûr, la reconstruction du site naturel en surface, identique à l’origine . Cette opération simultanée rallongerait la durée des travaux mais permettrait de ne toucher qu’une seule fois au Pré des pêcheurs. Ce parking devra, bien évidemment, s’autofinancer sur plusieurs années. Toujours à la Ponche, redynamisons le vieux port des pêcheurs en lui rendant ses pointus. Cela en améliorant la protection de la crique, comme l’avaient commencé nos anciens.

6/ En attendant, le temps passe et rien ne se passe. Les canons sont toujours par terre… On ne sait toujours pas pourquoi la Semagest n’a pas fait acte de candidature à la gestion du port… La soirée Buzz a certainement dû crever la bulle astronomique des 20 000 à 30 000 € prévus par M. le Maire lui-même… Et sur les 300 logements promis pendant la campagne électorale, toujours pas un seul à l’horizon…

A très bientôt.

Michel Mede